Quelques fragments de vies, à l’instant où l’équilibre se fissure — entre ce qui se tait, ce qui se joue, et ce qui cherche encore sa place.
Depuis quelques semaines, Nicolas avait cette impression tenace d’être devenu transparent, comme si son corps occupait toujours sa place, mais que, symboliquement, il n’y était plus.
Il travaillait pourtant autant, voire davantage.
Mais quelque chose ne suivait plus.
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— Papa, tu rentres ce soir ? demanda Jules.
— Oui. Bien sûr.
Nicolas mentait souvent comme ça, sans y penser.
Laure ne releva pas. Elle gérait. Elle avait toujours géré.
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Dans la cage d’escalier, son téléphone vibra.
On se retrouve ce midi ?
Coralie.
Un sourire étira légèrement ses lèvres.
Il savait déjà qu’il passerait.
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— Bertrand est ton subordonné, mais il est meilleur.
La phrase tomba, nette, définitive.
Nicolas sentit sa gorge se serrer.
Il travaillait autant, même davantage que les autres.
Pourtant, la décision avait déjà été prise ailleurs.
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Au fil des romans, Alma Verne apparaît comme une présence discrète mais essentielle.
Elle accompagne ces moments de vie où les certitudes vacillent, pour aider chacun à regarder autrement ce qui se joue et à trouver un nouveau point d’appui, plus vrai, plus fort, plus aligné.